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B. comme Amour

B. comme Amour

Voici une fragrance qui m’aura donc bouleversé, transporté en enfance par cette impression de retrouver le « tea time » de ma grand-mère maternelle. Chacun voyage vers divers souvenirs et sensations personnels dans les odeurs, le parfum en est le vecteur n°1.

Pas de thé ici, pur fantasme nourri de mon passé, mais du vert noble, une promenade dans la verdure. Sa douce attaque fruitée, presque « pêche », a pris mon cœur d’emblée, poussée par une feuille de violette qui me poursuivra sur peau jusqu’au lendemain. Une note de cèdre caresse le fond et encadre un muguet délicat, je suis conquis.

B. Balenciaga

Venu à contre courant pour pourfendre les sucres en sprays de l’industrie, B. Balenciaga fait office de bouteille à oxygène dans les rues et les transports en commun, finesse et fraicheur dans ce monde intoxiqué de brutes épaisses.

La recette, signée Domitille Berthier pour l’IFF, m’est hypnotique et fait plaisir à sentir jour et nuit. Même s’il est un parfum qui s’appréciera plus par beau temps, je le classe immédiatement dans mon « top doudous », peu importe l’heure et la grisaille parisienne j’ai sur moi un rayon de soleil.

Bal d’Afrique…

Bal d’Afrique…

Bal d’Afrique est un parfum que j’ai regretté d’avoir acheté, dans un premier temps du moins. Poussé par un ami qui m’en a fait la publicité excessive, me rendant quasi impérative voir vitale sa découverte. C’est donc en rentrant de voyage que je me suis précipité au Bon Marché Rive Gauche. Je découvrais en même temps toute la marque Byredo.

 

En prenant tout mon temps je me promenais dans les effluves exquises de la gamme : « Baudelaire », « Oud Immortel », « M/Mink », ou encore « Pulp ». Ben Gorham peut être vraiment être fier d’une collection ultra originale, riche et variée.

 

Ce millésime 2009, puisqu’il est question de lui ici, ma certes déçu au départ mais je pense que c’est seulement dû au tapage qu’on m’en a fait. Lorsqu’on vous bassine avec un parfum vous attendez quelque chose de complètement incroyable. Bal d’Afrique ne l’est pas. Mais son charme réside justement dans sa finesse et son côté apaisant, bien loin, je trouve, de la description « euphorique » qui en est faite.

 

Néanmoins, je repartais avec chez moi, comme persuadé du côté unique de ce parfum (ou bien résonnait encore en moi les « spots publicitaires » que j’avais subit). C’est ainsi que j’ai pris mon temps pour me familiariser avec ses arômes et sa formule.

 

ByRedo Bal d'Afrique

 

Bal d’Afrique démarre sur ses notes d’Orange / Vétiver, tout est très doux d’entrée. Son parfum est extrêmement doux, suave et fait de lui une fragrance idéale en soirée. Il a ce côté fruité qui reste pour autant très réservé, où Tagetes et Citron se marient avec délicatesse aux notes de tête. Cassis, Jasmin et Violette se laissent très vite découvrir, et bien que je déteste la violette rien ne me gène ici contrairement à son frère « Accord Oud ». Tout est si calme qu’on en ressent un côté « crémeux ».

 

Un fond musqué / ambré, comme très souvent, vient stabiliser cet ensemble, maintenant ses notes de Vétiver sur la longueur.

 

Encore donc une très belle réalisation de Jérome Épinette qui m’avait déjà convaincu avec Sensual Orchid (LM Parfums) et Bois Blond (Atelier Cologne). Je ne peux pas être « fou » de Bal d’Afrique mais j’aime particulièrement l’accalmie qu’il dégage et je l’apprécie réellement en soirée.